La première semaine depuis l’ouverture du site tire sur la fin, et la neige a laissé place à nouveau à la gadoue. Le redoux des températures signifie que nous allons bientôt remettre le séchoir à bois en route. M’aérer les neurones après cette semaine tournée exclusivement vers la gestion du site et des premières expéditions va me faire le plus grand bien.
Mais pourquoi un séchoir ?
Petit flash-back…
En faisant nos premiers tests cet été, exceptionnellement pluvieux, nous avons vite constaté qu’il y avait une incompatibilité évidente entre un compostage qui doit se faire à l’air libre mais aussi à l’abri de la pluie ruisselante, et le séchage à la lumière du soleil. De plus le risque de voir le compost « lavé » de ses composants par une précipitation surprise était trop grande… Il a fallu sécuriser cette partie de la fabrication tout en restant cohérent avec les principes écologiques de notre projet. Oui, mais comment ?
L’inspiration est venue en observant le fonctionnement des séchoirs à légumes utilisés en Provence. Captant la chaleur du soleil via un capteur à effet de serre et la canalisant dans un « effet tunnel » d’une construction en bois semblait une bonne idée de départ mais inapplicable à notre échelle de production ou à notre ensoleillement normand. Alors pour corriger le premier nous avons doublé les dimensions et bâti un séchoir de 5m de haut, et pour compenser le faible ensoleillement un poêle à bois est venu secourir le dispositif. Enfin pour s’assurer un maximum de souplesse et optimiser les courants de convection interne, l’organisation de l’espace interne repose sur un jeu de cloisons coulissantes permettant à l’air chaud de parcourir un maximum de distance tout en gardant une bonne vitesse de flux et ainsi déshydrater au mieux le compost pour stopper l’effet des différentes bactéries.
Le résultat est visible sur ces quelques photos. Notez que le le capteur solaire attendra le mois de Mai pour la mise en place et capter quelques 80m2 au sol, mais ceci est une autre histoire … En attendant le bilan carbone de l’opération est très séduisant car le bois provient à 100% de l’entretien des haies typiquement normandes, et la seule consommation de l’énergie fossile est celle de la tronçonneuse et de notre fidèle tracteur pour le transport des bûches. Le bois de construction respecte aussi le principe « localshore » et provient de « Bellême bois « .
- L’ossature principale avec le bâti
- Le bardage et la toiture
- Pose du bardage
- Travailler sous ce ciel…
- Aménagement du compartiment « énergie »
- L’effet tunnel est là mais ne se voit pas
- Un coup de lasure
- L’isolation en cours
- Aménagement des trappes t’accès
- Chauffe Marcel !
















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